Vous êtes vous déjà retrouvé dans une situation où, entouré par la foule ou dans un lieu public bondé, vous avez ressenti un fort désarroi, peut-être même une crise de panique ? Si c’est le cas, il est possible que vous soyez oclophobe. Cette phobie, souvent confondue avec l’agoraphobie ou la claustrophobie, peut être très handicapante au quotidien et vous limiter dans vos activités extérieures. Découvrez l’ochlophobie, ses origines et les méthodes pour la surmonter.

Qu’est-ce que l’ochlophobie ?

L’ochlophobie est une phobie sociale qui se caractérise par une peur de la foule. La personne redoute de côtoyer les lieux publics, ainsi que les endroits dont elle ne peut s’évader facilement si un problème devait survenir. Dans les cas extrêmes, une personne atteinte d’ochlophobie reste enfermée chez elle. Pour les enfants, la scolarité peut en pâtir. Se retrouver, par exemple, dans une cour d’école remplie d’enfants peut déclencher des angoisses et les résultats scolaires peuvent se dégrader au fil du temps.

Par quels symptômes s’exprime cette peur de la foule ?

Les crises d’ochlophobie se manifestent de plusieurs façons chez un individu, mais le sentiment global repose sur une sensation d’étouffement violent et une crise de panique intense à l’idée de se faire avaler par la foule. Se retrouver dans un lieu rempli d’inconnus devient donc inenvisageable. La réaction d’un ochlophobe peut se manifester par les symptômes suivants :

  • crise d’angoisse aiguë ;
  • nausées ;
  • tachycardie, palpitations ;
  • tremblements musculaires ;
  • picotements dans les extrémités des membres ;
  • gêne ou douleurs dans le thorax ;
  • souffle court, sensation d’étouffer ;
  • vertiges ;
  • frissons ou, au contraire, bouffées de chaleur ;
  • transpiration ;
  • dépersonnalisation ou déréalisation, dans des cas plus rares.

Lors d’une crise, l’individu souffrant d’ochlophobie se trouvera souvent incapable de penser par lui-même, d’apprécier correctement la situation et éprouvera de réelles difficultés à reprendre le contrôle.

Quelles sont les causes de l’ochlophobie ?

L’ochlophobie fait souvent suite à une épreuve traumatisante survenue dans une foule, comme par exemple après un concert brutal où le mouvement de foule était effrayant, ou encore pendant une manifestation désorganisée. Toutefois, cette phobie peut se manifester autrement, si l’individu est fragile, a subi des abus par les passé ou souffre de problèmes psychologiques. Une éducation déséquilibrée ou des violences répétées peuvent aussi participer au développement de l’ochlophobie. 

Comment traiter cette phobie ?

Pour soigner cette phobie, l’ochlophobe va instinctivement éviter la plupart des lieux fréquentés comme les centres commerciaux, les transports en commun aux heures les plus affluentes ou les événements publics. Malheureusement, cette approche ne permet que d’éviter les situations de crise et n’aide pas à la guérison sur le long terme.

La méditation s’est avérée efficace pour calmer les angoisses ainsi que les autres symptômes liés. Une séance avant de rentrer en contact avec la foule peut ainsi permettre d’atténuer le stress à venir. La pratique du yoga vise aussi à apaiser les tensions du corps et de l’esprit, pour être en harmonie avec soi.

La réalité virtuelle aide également à fréquenter d’autres personnes dans un contexte contrôlé et à créer des scénarios proches de la réalité, afin de se confronter à sa phobie. Le patient arrête la séance quand il le souhaite, ce qui apporte un réel confort dans la thérapie et permet de progresser à son rythme. Encadrées par un professionnel certifié (psychothérapeute, psychologue ou psychiatre), ces séances basées sur un programme personnalisé sont modulables et s’adaptent à chacun. 

Des médicaments peuvent être prescrits si la phobie déclenche des attaques de panique. Sous le contrôle d’un médecin ou d’un psychiatre, les antidépresseurs sont une alternative qui peut s’avérer bénéfique pour ce genre de troubles. Les médecines douces proposent aussi des alternatives intéressantes, comme l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), l’hypnose et l’EFT (Emotional Freedom Technique).

Chaque individu souffrant d’ochlophobie a donc le choix. Une multitude de méthodes, techniques et approches différentes peuvent ainsi être envisagées pour reprendre le contrôle de la situation et profiter d’une vie normale, libre d’angoisses.

L’hypnose peut-elle guérir l’ochlophobie ? 

La thérapie par l’hypnose permet de se débarrasser durablement de l’ochlophobie, grâce à une profonde immersion au cœur de son subconscient. Cette technique de relaxation et d’introspection puissante permet d’entrer dans un état de conscience modifiée et de faire face à ses phobies, plus sereinement. Guidées par un praticien certifié bienveillant, les séances d’hypnose permettent donc d’enrayer les crises phobiques et de reprendre le contrôle, via un reconditionnement de son subconscient.

Le thérapeute aide ainsi son patient à réorganiser les associations déraisonnables et négatives originaires de la phobie, mais son efficacité repose uniquement sur sa volonté propre. En effet, le patient reste maître de son corps et de ses pensées, dans la mesure où il est acteur de la thérapie. Il aura la possibilité d’accepter ou de réfuter chaque étape de la séance, pour atteindre ses objectifs selon ses conditions propres.

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